Défi clinique · Urgences / Toxicologie / Réanimation · enseignement
Intoxication au cyanure — prise en charge · défi clinique
À partir d'un cas, parcourez la voie de soins étape par étape ; l'outil vérifie chaque choix et note. Décisions et justifications issues des voies de soins révisées de ce site.
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Cas n° 1Urgences / Toxicologie / Réanimation
📋 Données du cas
- Faut-il administrer l'antidote ?Forme grave / hyperlactatémie / troubles de la conscience / instabilité
Les données proviennent du texte révisé de cette voie. Parcourez la voie étape par étape.
Étape 1 / 1 · Faut-il administrer l'antidote ?
Exposition à un incendie ou en milieu industriel avec hyperlactatémie ou acidose — faut-il administrer l'antidote ?
💡 Le cyanure inhibe la cytochrome c oxydase → arrêt de la phosphorylation oxydative → asphyxie cellulaire, avec hyperlactatémie et acidose métabolique à trou anionique élevé et réduction de la différence artério-veineuse en oxygène (les tissus ne peuvent plus extraire l'oxygène). Sources : fumées d'incendie en espace clos (la plus fréquente), milieu industriel et cyanure d'hydrogène, tentatives de suicide, nitroprussiate de sodium. Le début est rapide (une aggravation survenant plusieurs heures plus tard n'est pas d'origine cyanhydrique) : hypertension et tachycardie initiales, puis dans les formes graves coma, convulsions, bradycardie avec hypotension et arrêt cardiaque. **Un lactate ≥ 8–10 mmol/L est évocateur ; un lactate < 8 permet d'écarter une intoxication significative** ; chez une victime d'incendie présentant des troubles de la conscience ou une instabilité, il faut présumer l'intoxication au cyanure (souvent associée au monoxyde de carbone).
Usage pédagogique. Les décisions et leur base proviennent des voies de soins révisées de ce site ; destiné aux professionnels/internes, ne remplace pas le jugement clinique ni les protocoles locaux.