Urgences / Toxicologie
Morsure de serpent venimeux — prise en charge
Immobilisation et transport rapide, en proscrivant les gestes traditionnels délétères ; l'extension locale ou l'envenimation systémique décide du sérum antivenimeux, avec les moyens de traiter une réaction allergique à portée de main.
Fondé sur : OMS / AFP · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.
Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.
Étape 1 · Un sérum antivenimeux est-il nécessaire ?
Après les premiers gestes, existe-t-il une extension locale ou une envenimation systémique justifiant un sérum antivenimeux ?
💡 Les venins sont schématiquement cytotoxiques et hémotoxiques (vipères — nécrose locale, coagulopathie de consommation induite par le venin, thrombopénie, insuffisance rénale aiguë, choc) ou neurotoxiques (cobras, bongares, serpents marins — atteinte locale discrète, paralysie progressive, insuffisance respiratoire). Sur place : rassurer, immobiliser le membre au niveau du cœur, retirer bagues et objets constrictifs, transporter au plus vite (le délai d'administration du sérum antivenimeux est le principal facteur pronostique). Sont proscrits : garrot artériel, incision, succion, application de glace, AINS. Le bandage compressif d'immobilisation est réservé aux serpents neurotoxiques et contre-indiqué pour les serpents cytotoxiques (il aggrave la nécrose).
Sources
- OMS — Recommandations pour la prise en charge des envenimations par morsure de serpent ; AFP — Revue sur la prise en charge des morsures de serpents venimeux