Nutrition / Réanimation / Médecine interne

Syndrome de renutrition inappropriée — prise en charge

L'hypophosphatémie en est la signature (avec hypokaliémie et hypomagnésémie) : thiamine avant la renutrition, « commencer bas et augmenter lentement », et correction énergique des électrolytes.

Fondé sur : NICE / ASPEN · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.

Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.

Étape 1 · Prévention chez un patient à risque ou syndrome déjà installé ?
S'agit-il d'un patient à risque nécessitant une prévention, ou d'un syndrome déjà installé avec troubles électrolytiques ou défaillance d'organe ?
💡 À la reprise de l'alimentation après une période de jeûne ou de dénutrition, l'apport glucidique provoque un pic d'insuline qui fait entrer phosphore, potassium et magnésium dans les cellules : l'hypophosphatémie en est la signature, associée à une hypokaliémie et une hypomagnésémie ; l'épuisement des réserves de thiamine expose à l'encéphalopathie de Gayet-Wernicke et la rétention hydrosodée à une surcharge volémique (le plus souvent entre le 2ᵉ et le 5ᵉ jour). Patients à risque (NICE) : IMC < 16, apports très faibles depuis plus de 5 à 10 jours, perte de poids importante, électrolytes bas à l'état de base. Complications : troubles du rythme et mort subite, faiblesse des muscles respiratoires, insuffisance cardiaque, rhabdomyolyse.

Sources

  • Syndrome de renutrition inappropriée (recommandations NICE ; consensus ASPEN ; EMCrit)

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