Anesthésie / Urgences / Réanimation
Toxicité systémique des anesthésiques locaux (LAST) — prise en charge
Signes neurologiques puis cardiovasculaires après une anesthésie locale ; émulsion lipidique à 20 % dès les premiers signes, et ACLS modifié avec réduction des doses d'adrénaline en cas d'arrêt.
Fondé sur : ASRA 2020 · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.
Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.
Étape 1 · Sévérité des signes de toxicité
Signes neurologiques ou cardiovasculaires après une anesthésie locale ?
💡 Concentration plasmatique excessive d'anesthésique local (le plus souvent par injection intravasculaire accidentelle lors d'un bloc nerveux ; la bupivacaïne est la plus cardiotoxique). Évolution biphasique : d'abord excitation du système nerveux central (paresthésies péribuccales, acouphènes, goût métallique, agitation, convulsions) puis dépression ; sur le plan cardiovasculaire, hypertension initiale puis hypotension, bradycardie, troubles de conduction, arythmies ventriculaires et arrêt cardiaque — un arrêt brutal est possible (l'absorption peut retarder les manifestations).
Sources
- Toxicité systémique des anesthésiques locaux (recommandations pratiques ASRA 2020 ; NYSORA)