Urgences / Toxicologie
Intoxication anticholinergique (antimuscarinique) — prise en charge
Toxidrome sec, chaud, rouge, en mydriase, délirant et en rétention ; traitement de soutien et benzodiazépines, bicarbonate en cas d'élargissement du QRS, physostigmine réservée aux formes pures.
Fondé sur : EMCrit / StatPearls · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.
Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.
Étape 1 · Sévérité du toxidrome · QRS élargi ?
Toxidrome anticholinergique — délire sévère ou QRS élargi ?
💡 Blocage des récepteurs muscariniques (antihistaminiques, antidépresseurs tricycliques, antipsychotiques, atropine et scopolamine, datura, etc.). Moyen mnémotechnique : « chaud comme un lièvre » (hyperthermie sans sueurs), « sec comme un os », « rouge comme une betterave », « aveugle comme une chauve-souris » (mydriase), « fou comme un chapelier » (délire, hallucinations, carphologie), « plein comme une outre » (rétention urinaire) — avec tachycardie et diminution des bruits hydro-aériques. **La peau sèche et la diminution des bruits hydro-aériques permettent de distinguer ce toxidrome d'une intoxication sympathomimétique.** La diphénhydramine et les tricycliques élargissent le QRS par blocage des canaux sodiques (réaliser un ECG).
Sources
- Intoxication anticholinergique (EMCrit IBCC ; StatPearls ; CHEMM)