Hépato-gastro-entérologie / Chirurgie digestive / Réanimation
Pseudo-obstruction colique aiguë (syndrome d'Ogilvie) — prise en charge
Dilatation colique sans obstacle mécanique ; traitement conservateur puis néostigmine, le risque augmentant fortement au-delà d'un cæcum de 12 cm ; chirurgie en cas d'ischémie, de perforation ou d'échec.
Fondé sur : ASGE / NEJM · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.
Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.
Étape 1 · Existe-t-il une ischémie ou une perforation ?
Existe-t-il une ischémie, une perforation ou une péritonite ? Quelle est la réponse après 24 à 48 h de traitement conservateur ?
💡 La pseudo-obstruction colique aiguë (syndrome d'Ogilvie) correspond à une dilatation majeure du côlon (surtout du cæcum et du côlon droit) sans obstacle mécanique, par déséquilibre du système nerveux autonome ; elle survient surtout chez les patients hospitalisés, en postopératoire (césarienne, chirurgie orthopédique), en réanimation, ou en cas de troubles électrolytiques ou de traitement par opioïdes ou anticholinergiques. Le risque de perforation croît avec le diamètre cæcal : environ 0 % en dessous de 12 cm, 7 % entre 12 et 14 cm, 23 % au-delà de 14 cm. Diagnostic : radiographie d'abdomen sans préparation (dilatation cæcale), **scanner avec produit de contraste oral ou rectal pour éliminer un obstacle mécanique** et rechercher une ischémie ou une perforation.
Sources
- Pseudo-obstruction colique aiguë, syndrome d'Ogilvie (ASGE/ESGE ; essai randomisé sur la néostigmine, NEJM ; ASCRS)